La législation est celui du lieu de l'habitation, peu importe la nationalité du locataire.
Si le bien est en France et si le bailleur est français, il n'y a aucune obligation.
Cependant, par prudence, si le locataire ne parle pas français, en cas de litige, le juge sera plus sévère si le bail n'a pas été traduit.
Par prudence, si le bail est traduit et signé par le preneur, il serait plus prudent de faire figurer le texte en annexe du bail.
Pour aller plus loin :
https://droit-finances.commentcamarche.com/forum/affich-7621268-contrat-dans-une-langue-etrangere-signe-sans-comprehension
Cabinet d'expert immobilier certifié REV. Stéphane SEVILA expert près la Cour d'Appel de Nîmes.Il est aussi expert foncier stagiaire auprès de la CEF. Notre cabinet est situé à Orange en Vaucluse (84) en Provence. Nous intervenons pour évaluer tous biens immobiliers en Vaucluse, Drôme, Ardèche et le Gard. Expert en copropriété, nous effectuons le calcul de tantièmes de copropriété. Diagnostics de décence des logements et des états des lieux locatifs.
Formulaire de contact
mardi 28 avril 2020
lundi 27 avril 2020
Location d'une partie d'une résidence principale
La location d'une partie d'une résidence principale d'après l'article 35 bis I du CGI indique que : "les personnes qui louent ou sous louent jusqu'au 31/12/2021 en meublé une ou plusieurs pièces de leur habitation principale sont exonérées de l'impôt sur le revenu pour les produits de cette location sous réserve que les pièces louées constituent pour le locataire ou le sous locataire sa résidence principale ou temporaire, dès lors qu'il justifie d'un contrat conclu en application du 3° de l'article L 1242-2 du code du travail et que le prix de la location reste fixé dans les limites du raisonnable".
Il faut donc respecter trois conditions :
-Les pièces louées doivent faire partie de la résidence du bailleur.
-Elles doivent constituer pour le locataire en meublé sa résidence principale ou depuis 2016 sa résidence temporaire (travailleur saisonnier).
-Le prix de la location doit demeurer dans les limites du raisonnable.
En l'absence de plafond de loyer, l'administration donne à titre indicatif deux plafonds annuels par m² de surface habitable selon les régions en deçà duquel le loyer reste raisonnable.
Pour 2020, le plafond en IDF : 190 €/m²/an et 140 €/m²/ an dans les autres régions, les plafonds sont indexés sur l'indice IRL du 2ème trimestre de l'année précédente.
Pour aller plus loin :
https://www.insee.fr/fr/statistiques/serie/001515333+001515334
samedi 25 avril 2020
Vendeur, acheteur ou décideur, comment aborder sereinement le marché immobilier malgré l’incertitude due à la crise sanitaire ?
Au-delà
de la question de la date de sortie du confinement, la question se pose de la
reprise de la vie économique dans l’immobilier.
Vu
les problèmes de chômage partiel ou total dus aux mises en redressement pour
défaut de trésorerie de petites entreprises ou de petits commerces, plus
fragiles que les grands groupes.
Les
banques vont-elles continuer à prêter et à quel taux, malgré les articles de
presse rassurants, on peut se poser la question.
Comment
les agences immobilières vont-elles s‘adapter à la nouvelle situation ?
Il
en est de même pour les notaires, certains actes peuvent se signer à distance
sans se déplacer, mais pas tous, quid des signatures d’actes de vente, de
succession ou de liquidation de régime matrimonial ??
Vu
le contexte, les ventes immobilières et foncières vont-elles stagner ??
Le
prix de l’immobilier et du foncier va-t-il décrocher si les ventes deviennent
plus rares ?
C’est
dans ce type de période où règne l’incertitude qu’il faut avoir un avis
objectif et pour cela il faut avoir un recul sur la situation !
Quand
l’enjeu est de taille pour vous, ne prenez pas de décision hasardeuse ! n’hésitez
pas à avoir recours à un spécialiste, qui mieux qu’un expert foncier ou immobilier
surtout s’il est expert de justice saura vous donner toutes les réponses
auxquelles vous avez droit avec le plus grand professionnalisme.
L’expert
devra s’engager à respecter pour son rapport « la charte de l’expertise »,
signée par toutes les grandes chambres syndicales de la profession.
Définition
de la valeur vénale d’après la charte de l’expertise : "c’est la somme
d’argent estimée contre laquelle des biens et droits immobiliers seraient
échangés à la date de l’évaluation entre un acquéreur consentant et un vendeur
consentant, dans une transaction équilibrée, après une commercialisation
adéquate, et où les parties ont, l’une et l’autre, agi en toute connaissance,
prudemment et sans pression".
Comment
se déroule une expertise en période de coronavirus ??
L’expertise
est un véritable audit immobilier ou foncier.
-L’expertise
commence par une visite des lieux.
Aucune
inquiétude pour le respect des règles sanitaires lors de la visite des lieux. Cela
ne doit pas être un obstacle à votre décision de faire réaliser une expertise.
Il
est évident que tous les gestes barrières seront respectés à la lettre, il en
va de votre santé et de celle de votre expert consultant !
Nos
experts sont tous pourvu de masques, de gants, de gel hydroalcoolique, de protège
chaussures, la distance minimale d’un mètre doit être respectée. Aucun matériel
appartenant à l’expert, ne sera déposé sur le mobilier garnissant le bien objet
de la visite. L’expert sera seul lors de son passage dans chaque pièce. Pour
plus de sécurité, nous demandons au propriétaire d’ouvrir lui-même toutes les
portes et fenêtres de son domicile ou de son local d’activité ainsi aucun
risque pour ses occupants.
Toutes
les parties du bien objet de l’expertise seront visités et examinées.
Elles
seront décrites, mesurées et photographiées.
-Puis,
l’expert se livrera à un audit juridique de votre biens, examen de l’acte de
propriété, de sa situation au regard du droit de l’urbanisme.
-Puis
à un audit économique, par l’étude approfondie du marché immobilier local de
votre bien (étude des ventes récentes ou/et des locations (loi de 1989 ou
commerciales) conclues dans le secteur).
-Enfin,
une synthèse générale mettra en évidence la valeur vénale de votre bien.
Cela
se concrétisera par la remise d’un rapport d’expertise daté et signé.
Après
avoir eu cette expertise objective, vous pourrez en toute sérénité et sécurité
prendre la bonne décision !
Pour aller
plus loin : http://www.experts-fonciers.com/l-expert-foncier/missions-services
vendredi 24 avril 2020
Confinement : comment gérer la signature d’une promesse ou d’une vente immobilière ?
En ce temps de confinement, cela peut être un réel problème.
Comment les notaires répondent ils à cette question ?
Comment les notaires répondent ils à cette question ?
Les signatures,
lorsqu’elles sont possibles, peuvent se faire par voie de procuration , suivant des modalités qui vous
seront indiquées par votre notaire. Il est possible également, si votre notaire
vous le propose, d’assister au rendez-vous par visio-conférence. La majorité
des offices est équipée.Pour les promesses de vente, en cours,
rapprochez-vous de votre notaire afin de faire le point sur les différents délais
relatifs aux conditions suspensives et au délai de réalisation initialement
fixé.Si vous avez une offre de prêt qui vous a été
délivrée par votre établissement bancaire, prenez attache également auprès de
votre conseiller bancaire. Sachez toutefois, qu’en principe, une offre de prêt
est valable quatre mois à compter de son acceptation. Cette information est
mentionnée dans les conditions générales de l’offre.Votre notaire est là pour vous aider dans
cette période difficile liée à la situation sanitaire laquelle impacte tous les
secteurs d’activités. En lien avec de nombreux partenaires publiques et privés,
il est également soumis aux aléas dus à la réduction des activités
et/ou fermetures.
Pour aller plus loin :
jeudi 23 avril 2020
Interview de Bruno Le Maire sur France Info : " Ce n'est pas aux petits bailleurs de payer l'addition. "
Le Ministre de l'Economie Bruno Le Maire a rappelé ce matin sur France Info
que le deuxième étage du fonds de solidarité avait été activé, et que les
commerçants qui n'auraient pas été en situation de payer leur loyer
pouvaient le demander.
Il a ensuite fortement appuyé
sur le fait que les petits bailleurs avaient besoin de ces loyers pour vivre,
qu'ils n'avaient pas à payer les frais de la crise sanitaire que nous
traversons.
Invité : Il peut souvent arriver que les propriétaires soient des
particuliers, des personnes qui ont investi pour leur retraite afin d’avoir un
complément de revenu. Des particuliers qui se sont parfois endettés pour acheter
ces commerces et qui se retrouvent aujourd’hui dans une situation où les
commerçants ne payent par leurs loyers en disant : « De toute façon,
avant que vous me poursuiviez il y aura du temps » et « Faites
un effort solidaire comme tout le monde, comme les grands investisseurs, comme
les bailleurs institutionnels : renoncez à vos loyers ou alors on vous paiera
plus tard ».
France Info, Marc Fauvelle : C’est votre cas aujourd’hui ?
Invité : Non, mais c’est un cas pratique réel. Ce n’est
pas un cas théorique. La question que je me posais était est-ce qu’il ne serait
pas préférable d’envisager pour ces personnes qu’un fonds, ou que les banques
rachètent leurs créances, ce qui permettrait aux particuliers de recevoir le
paiement des loyers avec bonne échéance et à un tiers de porter le poids de la
dette pour ne pas aggraver la situation - qui deviendrait une situation de
précarité, à un moment où l’Etat essaye de maintenir l’activité économique donc
maintenir l’offre. Mais s’il n’y a personne pour acheter, cela ne fonctionnera
pas. Il faut des personnes pour consommer, pour que le mécanisme fonctionne.
Donc ne serait-il pas envisageable d’avoir un mécanisme de cession de créance
avec une forme de garantie de l’Etat ?
France Info, Marc Fauvelle : La réponse de Bruno Le Maire.
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mercredi 22 avril 2020
Crise sanitaire et emprunts immobiliers, état des lieux.
Entretien par Angeline DOUDOUX avec Frank
Roullier, directeur général de la Compagnie Européenne de Crédit.
En quoi les offres de prêts
immobiliers sont-elles affectées par la crise sanitaire liée au coronavirus
(Covid-19) ?
Frank Roullier : Le premier impact constaté
sur les offres de prêts immobiliers est l’allongement des délais de traitement
des dossiers par les banques et ce, malgré la réactivité dont elles ont fait
preuve pour l’organisation du travail à distance et la dématérialisation des
documents.
Certaines agences bancaires restent
ouvertes, tout en garantissant le respect des mesures barrières, afin d’assurer
le traitement des opérations essentielles liées à leurs clients. Mais
globalement, les banques sont en sous effectifs et le marché immobilier est
quasiment à l’arrêt.
Aussi, comme nous l’avions souligné
début avril, les taux d’emprunts remontent considérablement (+ 0,20, + 0,30 et
parfois même + 0,40 %).
Quelles sont les conséquences pour
les emprunteurs ?
F.R. : La hausse des taux
d’emprunts constatée début avril reflète à la fois la hausse des obligations
assimilables du Trésor (ou OAT) 10 ans, mais également une plus grande
vigilance des banques liée à une prise de risque accrue.
Peut-on toujours emprunter
aujourd’hui ?
F.R. : Au début de la crise
sanitaire, de nombreuses banques ont clairement annoncé qu’elles n’acceptaient
plus de nouveaux dossiers jusqu’à nouvel ordre et ce, dans le but d’appréhender
la situation et de redistribuer les cartes avec les effectifs en place
(traitement des dossiers de prêts pour les entreprises, urgences à gérer pour
les clients professionnels, etc.).
Mais aujourd’hui, après un mois de
confinement, c’est de moins en moins le cas. Il est actuellement toujours
possible de déposer une demande de financement auprès de certaines banques qui
acceptent et traitent les dossiers de manière dématérialisée. Attention
néanmoins à garder à l’esprit que les délais de traitement sont plus longs.
Qu’en est-il des clauses de
suspension du prêt en cas de chômage partiel ?
F.R. : Toutes les banques (ou
presque) offrent à leurs clients la possibilité de moduler à la hausse ou à la
baisse les mensualités de leur crédit (selon certaines limites qui ne dépassent
généralement pas +/- 30 % de l’échéance précédente) ou alors de suspendre (on
parle de report d’échéance) une ou plusieurs mensualités (dans la limite de 24
mois en général sur la durée totale du prêt).
Dans le cadre de cette crise, quels
sont les dispositifs mis en place par les banques et sociétés de financement
pour maintenir le marché de l’immobilier à flot ?
F.R. : Plusieurs dispositifs ont
rapidement été mis en place par les banques et sociétés de financement :
télétravail, dématérialisation du traitement des dossiers, réorganisation des
effectifs pour parer au plus urgent face à la crise du covid-19 et répondre aux
demandes qui y sont liées comme le report de mensualités de prêt, par exemple.
Certaines mesures viennent soutenir
l’activité : allongement de la durée de validité des offres de prêts déjà
éditées, possibilité de signer une vente sans se déplacer chez le notaire mais
il est évident que tant que les agences immobilières ne pourront pas reprendre
leurs visites, le marché restera anesthésié.
Est-ce qu’on peut s’attendre à une
vraie baisse des taux d’intérêt (déjà très faibles) en sortie de crise ?
F.R. : Il est toujours difficile de
prévoir l’évolution des taux car tout va dépendre de la sortie de crise et de
la situation économique du pays à ce moment-là. Une baisse des taux peut être
envisagée si les banques accumulent un retard trop important en termes
d’objectifs commerciaux et qu’elles souhaitent le rattraper en sortie de crise,
par exemple.
Comment envisagez-vous la sortie de
crise et la reprise de l’activité pour le marché de l’immobilier ?
F.R. : Encore une fois cela
dépendra de la durée de la crise et de l’impact financier qu’elle aura eu sur
les ménages mais certains projets mis brutalement en stand-by pourraient se
concrétiser et, espérons-le, favoriser la relance progressive du marché.
L'impact du Covid 19 sur le marché immobilier ???
D'après un sondage réalisé du 10 au 14 avril 2020 par le groupe Capelli,
promoteur immobilier, en partenariat avec l’institut Poll&Roll et Caroline Chaloin.
Pour un tiers des Français, la présence d’un
espace extérieur est devenue un critère plus important depuis le confinement.
La présence d’un jardin est désormais un critère
important.
Confinement, chômage
partiel, incertitudes économiques… Ce contexte inédit de crise sanitaire remet
en question nos modes de vie, nos projets et notre vision de l’avenir.
Depuis le début du confinement,
quel est l’impact de cette crise sur les projets immobiliers des
Français ? Ont-ils l’intention de les différer ? Souhaitent-ils
changer de logement ? Leurs critères d’achat sont-ils différents ? Réponse à
l’aide d’un récent sondage *.
Les Français seraient prêt à maintenir leur projet
immobilier…
63% des
Français qui avaient un projet immobilier avant la crise sanitaire ne remettent
pas en cause leur projet d’achat.
Cependant, leurs projets ont évolué pour 55% d’entre eux
La crise sanitaire a
un impact sur les projets immobiliers des Français.
En effet, si 45% ont
les mêmes envies, les motivations et critères des 55% restant ont réellement
évolué avec la pandémie de coronavirus : 1 Français sur 3 souhaite que son
bien immobilier soit situé au calme et proche de la nature et 17% estiment
désormais que la proximité du logement avec le lieu de travail est moins
importante pour l’acquisition d’un bien.
Néanmoins, certains Français attendent de voir si les prix
vont baisser
Cette crise sanitaire et économique crée une véritable
inquiétude, c’est pourquoi 1 Français sur 3 déclare avoir moins confiance en
l’avenir.
Le manque de
visibilité à court terme pousse également les Français à être plus attentistes.
Ainsi, un tiers d’entre eux attendent de voir si les prix vont baisser avant de
se positionner sur un achat immobilier.
Un extérieur ou un jardin est devenu un critère désormais
important
Pour la moitié des
Français, il n’est pas prévu pour l’heure de changer de logement, d’ores et
déjà 20% l’envisagent fortement.
Ce changement est essentiellement motivé par la quête d’espace avec 1 Français sur 3 qui exprime le désir d’avoir un logement plus grand et 1 personne sur 4 qui souhaite à présent disposer d’un espace extérieur (balcon, terrasse ou jardin).
Le résultat d’un mois de confinement où il a fallu partager le même espace de vie…
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