Le Ministre de l'Economie Bruno Le Maire a rappelé ce matin sur France Info
que le deuxième étage du fonds de solidarité avait été activé, et que les
commerçants qui n'auraient pas été en situation de payer leur loyer
pouvaient le demander.
Il a ensuite fortement appuyé
sur le fait que les petits bailleurs avaient besoin de ces loyers pour vivre,
qu'ils n'avaient pas à payer les frais de la crise sanitaire que nous
traversons.
Invité : Il peut souvent arriver que les propriétaires soient des
particuliers, des personnes qui ont investi pour leur retraite afin d’avoir un
complément de revenu. Des particuliers qui se sont parfois endettés pour acheter
ces commerces et qui se retrouvent aujourd’hui dans une situation où les
commerçants ne payent par leurs loyers en disant : « De toute façon,
avant que vous me poursuiviez il y aura du temps » et « Faites
un effort solidaire comme tout le monde, comme les grands investisseurs, comme
les bailleurs institutionnels : renoncez à vos loyers ou alors on vous paiera
plus tard ».
France Info, Marc Fauvelle : C’est votre cas aujourd’hui ?
Invité : Non, mais c’est un cas pratique réel. Ce n’est
pas un cas théorique. La question que je me posais était est-ce qu’il ne serait
pas préférable d’envisager pour ces personnes qu’un fonds, ou que les banques
rachètent leurs créances, ce qui permettrait aux particuliers de recevoir le
paiement des loyers avec bonne échéance et à un tiers de porter le poids de la
dette pour ne pas aggraver la situation - qui deviendrait une situation de
précarité, à un moment où l’Etat essaye de maintenir l’activité économique donc
maintenir l’offre. Mais s’il n’y a personne pour acheter, cela ne fonctionnera
pas. Il faut des personnes pour consommer, pour que le mécanisme fonctionne.
Donc ne serait-il pas envisageable d’avoir un mécanisme de cession de créance
avec une forme de garantie de l’Etat ?
France Info, Marc Fauvelle : La réponse de Bruno Le Maire.
|
|
|
Invité : Il
peut souvent arriver que les propriétaires soient des particuliers,
des personnes qui ont investi pour leur retraite afin d’avoir un
complément de revenu. Des particuliers qui se sont parfois
endettés pour acheter ces commerces et qui se retrouvent aujourd’hui
dans une situation où les commerçants ne payent par leurs loyers en
disant : « De toute façon, avant que vous me poursuiviez il y
aura du temps » et « Faites un effort solidaire
comme tout le monde, comme les grands investisseurs, comme les
bailleurs institutionnels : renoncez à vos loyers ou alors on vous
paiera plus tard ».
France Info, Marc Fauvelle :
C’est votre cas aujourd’hui ?
Invité : Non, mais c’est un cas pratique réel.
Ce n’est pas un cas théorique. La question que je me posais était
est-ce qu’il ne serait pas préférable d’envisager pour ces personnes
qu’un fonds, ou que les banques rachètent leurs créances, ce qui
permettrait aux particuliers de recevoir le paiement des loyers avec
bonne échéance et à un tiers de porter le poids de la dette pour ne
pas aggraver la situation - qui deviendrait une situation de
précarité, à un moment où l’Etat essaye de maintenir l’activité
économique donc maintenir l’offre. Mais s’il n’y a personne pour
acheter, cela ne fonctionnera pas. Il faut des personnes pour
consommer, pour que le mécanisme fonctionne. Donc ne serait-il pas
envisageable d’avoir un mécanisme de cession de créance avec une
forme de garantie de l’Etat ?
France Info, Marc Fauvelle : La
réponse de Bruno Le Maire.
Bruno Le Maire : La
réponse c’est le deuxième étage du fonds de solidarité que nous avons
mis en place. Il y a eu un premier étage qui était une indemnisation
à 1500€. Déjà +600 entreprises en ont bénéficié et 1 million sont
demandeurs. Et puis il y a un deuxième étage qui fonctionne au cas
par cas, qui peut aller jusqu’à 5000€ d’indemnisation dans lequel on
peut mettre ce loyer. Des commerçants qui n’auraient pas été en
situation de payer leur loyer peuvent le demander. Il a été mis en
place le 15 avril, c’est très récent, mais ils peuvent demander à
bénéficier de ce deuxième étage de fonds en disant « écoutez
on ne peut pas payer notre loyer, on ne pas arriver à le rembourser
sur le long terme parce que notre activité aujourd’hui est dégradée
donc nous demandons l’accès à ce deuxième étage du fonds de
solidarité ». C’est ça la réponse.
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Bruno Le Maire : Et
je vais être très clair sur votre question qui est très intéressante,
ça n’est pas aux petits bailleurs retraités, ça n’est pas aux petits
bailleurs ni à ceux qui ont besoin de ces loyers pour vivre ou pour
compléter des revenus qui sont faibles, de payer l’addition.
C’est pour ça que je n’ai pas accepté qu’on fasse une quelconque
obligation sur les petits retraités, sur les petits bailleurs parce
que je pense que cela aurait été profondément injuste. Déplacer la
difficulté des commerçants vers les petits retraités « c’est
déshabiller Pierre pour habiller Paul », cela ne marche pas comme ça.
Donc je n’ai pas voulu que les petits retraités, les petits
bailleurs, ceux qui ont besoin de ces loyers comme complément de
revenus payent l’addition. C’est le fonds de solidarité qui doit
jouer ce rôle là.
|
|
|
|
|
|
|
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire